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Notre expérience dans un éco-village en Nouvelle-Zélande

ecovilagegrand

Nous avons passé quelques jours dans un éco-village d’une petite vingtaine de personnes, au nord d’Auckland dans la forêt.

L’éco-village de Kohatu Toa est attaché à un centre de conservation des graines anciennes (un peu notre Kokopeli à nous !) Koanga Garden. Il a été créé il y a plusieurs années par Kay Baxter et son entourage, une personne qui fait beaucoup pour la protection des espèces de végétaux natives et pour l’éducation au jardinage écologique (bio et permaculture).

Chaque maison a un bout de terrain privé d’environ 1000 m2, le reste des 35 hectares est partagé par tout le monde. Il y a des espaces communs, comme deux  jardins communautaires, quelques petits bâtiments, des promenades, un lac, une chute d’eau, des pâturages … Il y a aussi une salle de réunion très jolie, tout en bois, où les habitants se réunissent toutes les semaines pour un dîner.

Vue sur la terre comunne   Visite de l'etang

Ils ont mis en place un système de « green dollars » qui leur permet de ne pas toujours échanger de l’argent, ils le font de manière virtuelle et s’arrangent quand les différences sont trop importantes. Par exemple : chaque habitant est appelé a consacrer 2 heures par semaine au jardin, ou à la vie communautaire. Si ce n’est pas possible, on va payer ces heures en green dollars et on pourra ensuite effacer son ardoise en travaillant par exemple toute une journée au jardin quand on est disponible. 

En plein travail   Qu'est-ce aue je vais bien pouvoir faire

Certains habitants sont retraités, d’autres sont actifs et ont créé leur emploi dans l’éco-village. Par exemple une personne travaille au magasin de graines, une autre a monté un salon de massages. Certains ont un travail malheureusement assez loin (car le village est isolé géographiquement). C’est une des principales cause de déménagement, car les heures de routes sont longues jusqu’à Auckland est la situation est devenue difficile pour certaines familles.

Le site où se situe l’éco-village en est a sa troisième tentative de vie communautaire ! Pas facile de fonder et de faire perdurer ce genre de lieu. Nous étions conscients qu’il y a toujours de petites querelles existantes, mais nous avons été surpris par le climat et la tension dans ce lieu en particulier.

Le jardin   L'un des jardins communautaires

Il y a beaucoup de « turn-over » dans cet éco-village et de notre point de vue extérieur, cela pourrait être dû au fait que les habitants ne sont pas tous là pour la même raison. Le village s’est construit autour du principe de permaculture, autour de l’amour de la terre et de la culture. Lorsque Kay Baxter est partie, il y a 5 ans environ, ces principes ont l’air d’être partis avec elle J. Les nouvelles personnes qui se sont regroupées en ce lieu ont l’air d’être intéressées par l’aspect humain d’une communauté, l’envie de partager, de se retrouver, d’échanger. Pourtant, à part ce repas hebdomadaire, ils n’ont que peu d’activités et d’évènements en commun. C’est peut-être la raison de cette tension ?

Nous ne sommes restés que 3 jours à l’éco-village, car nous étions vraiment sur les rotules et nous avions besoin de jours de repos … Le travail pour les wwoofers est basé autour du jardinage et nous n’étions pas suffisamment motivés pour repousser nos limites physiques J. Je pense que nous étions également un peu déçus, car nous aimons faire partie d’une famille lors de wwoof et dans l’éco-village c’est plutôt à la communauté que l’on appartient. Chaque jour on travaille au jardin et on dîne ensuite avec une famille. Cela nous a en revanche beaucoup plu, c’était très intéressant de passer du temps avec chacun d’eux, même si nous n’avons pas rencontré tout le monde ;

Une famille nous a exposé un de ces problèmes, c’est pour la revente de la maison. Etant donné qu’il y a des parts groupées et d’autres individuelles, si l’on veut revendre son lot, on doit prévenir les futurs acquéreurs de la situation. Les nouveaux propriétaires paieront en plus de leur lot, une partie de l’espace commun. Ils devront prendre part à la communauté et vivre selon les règles de celle-ci. Par exemple, la communauté essaie de limiter l’utilisation des outils motorisés. Une des nouvelles familles possède une tondeuse à gazon et cela semble déplaire à certainsJ.

De notre côté, nous comprenons qu’ils essaient de vivre en cohérence avec leur éthique environnementale. Cependant, plus notre voyage avance, plus nous prenons conscience qu’une bonne façon de réfléchir coïncide souvent avec une utilisation minimum des outils modernes et donc souvent polluants. Par exemple, j’ai passé 3 heures à couper avec une lame les herbes autour d’une clôture électrique. En un coup de débroussailleuse le travail aurait pu être fait et j’aurais pu passer les 2h30 restante à faire d’autres tâches au jardin. ;) Tout est une affaire de compromis, n’est-ce pas ?

Bon, cette expérience d’éco-village n’aura pas été la meilleure pour nous, mais c’est notre sentiment personnel bien sûr ! A notre arrivée, il y avait 3 wwoofers qui s’en allaient et qui avaient passé 1 mois super dans l’éco-village. On a tous un ressenti différent J c’est pour cela que nous essaierons de trouver un autre éco-village a visiter d’ici la fin du séjour !

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Commentaires

Bon vent à vous 2. Au plaisir de vous lire.

J’avais oublié de commenter celui-ci mais c’est marrant car ce week-end j’ai beaucoup lu sur les éco-villages et souvent ressort ces questions de tensions qui surviennent apparemment à un moment ou un autre :/

merci pour votre témoignage . on m’a donné votre site , vraiment intéressant … merci pour tout .

Bonjour,
Merci à vous pour vos encouragements! Cela fait toujours plaisir de savoir que ce que l’on fait sert ;)

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