Vous êtes ici : > Fiches "savoir" > Fiche de savoir 08 « Construction d’un panneau solaire thermique »
Publié par le 24/09/2009 dans Fiches "savoir" | 36 commentaires

Cela faisait longtemps qu’on n’avait pas mis une petite fiche de savoir… C’est maintenant chose faite ! Aujourd’hui, voyons comment réaliser un panneau solaire thermique de manière assez simple, qui plus est en utilisant le plus possible d’éléments de récupération.

Vous vous souvenez du wwoof chez Colette à Kénora, Ontario? C’est là que nous avons réalisé notre panneau. Pour Colette, le but était d’avoir une solution d’appoint à sa chaudière à bois pour en diminuer sa consommation. Petit rappel : le panneau solaire photovoltaïque sert à produire de l’électricité avec le rayonnement solaire, le panneau thermique lui se sert uniquement de la chaleur induite par ces rayonnements pour chauffer un liquide). Colette avait l’idée de réaliser un panneau solaire thermique depuis longtemps, ne lui manquait que le temps de s’y mettre (ce qui semble être le cas chez beaucoup de gens pour beaucoup de projets, à commencer par nous. :)).

Contrairement au panneau solaire photovoltaïque (qui n’a rien à voir dans sa conception avec le panneau thermique, beaucoup de gens les confondent), réaliser un panneau thermique est simple : globalement, c’est une boîte bien isolée dans laquelle circule un tuyau rempli d’un liquide que l’on veut chauffer. A partir de là, plusieurs solutions sont possibles… Du plus simple au plus compliqué. Je vais vous expliquer ce que nous avons fait et terminerai par les améliorations qui sont possibles. Je ne donnerai volontairement pas de dimensions précises, tout au plus des ordres de grandeur, et ce pour 2 raisons :

  • Si vous le faites dans le même esprit que nous, le maître mot c’est : RECUP’. Du coup vous ne serez pas maître de ce que vous aurez.
  • On a travaillé en « pouces et pieds » (Canada oblige) et c’est franchement galère pour des habitués du système métrique. On s’y fait au bout d’un moment, mais je vous épargnerai ça :).

Voici une maquette numérique du panneau. Vous pouvez télécharger le player ici, mais normalement il vous demandera de l’installer si vous essayer d’afficher la maquette :

La construction de la boîte

Normalement, un dimensionnement de la surface du panneau s’impose : il faut prendre en compte le nombre de personnes dans la maison qui utilisent de l’eau chaude, ainsi que le taux d’ensoleillement moyen de la région. A partir de là, on peut choisir la surface du panneau (vous trouverez ici une piste pour le faire). C’est l’idéal… Maintenant, si comme nous vous devez faire avec « le tout-venant », le problème se pose différemment. L’élément dimensionnant dans ce cas est le châssis vitré que vous arriverez à récupérer… Pour nous, c’était une grosse baie d’approximativement 2m20 x 1m50. A partir de là, vous avez vos dimensions externes.

Pour le cadre, j’ai utilisé des chutes de planches (approx. 15cm x 4cm). Ensuite, le fond du cadre se fait sans problème avec un contreplaqué un peu costaud, minimum 10mm d’épaisseur. J’ai choisi de renforcer la boîte ainsi obtenue avec des renforts horizontaux et verticaux, afin de répartir le poids du système de tuyaux. Choisissez l’épaisseur des renforts égale à celle de l’isolation que vous mettrez : vous n’aurez ainsi qu’à remplir les espaces entre les renforts avec l’isolation et vous servir des renforts pour clouer ou visser le double-fond de la boîte.

Vérifiez bien à la fin de cette étape que votre châssis vitré s’appose correctement sur la face ouverte de la boîte, en laissant un minimum d’ouverture. Un léger emmanchement forcé est idéal, comme ça les pertes aux joints seront minimes !

Le contreplaqué du fond Le cadre et les cales Les bords du 2nd cadre Les bords du 2nd cadre

L’isolation de la boîte.

Le but ici est de limiter au maximum la déperdition de chaleur emmagasinée. Pour cela, on isole toutes les faces de la boîte hormis bien sûr la face vitrée. Encore une fois, on a récupéré des chutes de construction en local : de la laine de roche, qui tient une température importante. Il ne faut pas oublier qu’en fonctionnement, la température à l’intérieur du panneau atteint facilement les 150 °C. il faut PROSCRIRE les isolants qui ne tiennent pas la température, à moins que vous cherchiez à obtenir un beau feu de joie lorsque vous testerez votre bébé par un beau jour de soleil… Remplissage du fond avec l'isolantLe fond de la boîte est simple à isoler : tapissez-le de votre isolant (comme dit plus haut, entre les renforts) puis fixez le double-fond pour avoir la première face isolée. Pour les côtés, fabriquez-vous des cales de l’épaisseur d’isolation voulue que vous fixerez à l’intérieur des planches du cadre. Il ne vous reste qu’à découper dans des chutes de contreplaqué (ou autre) 4 bandes (1 par côté) que vous viendrez apposer et fixer sur les cales. Vous avez ainsi créé un deuxième cadre à l’intérieur du premier, plus petit de l’épaisseur des cales. Bourrez l’espace entre les 2 cadres avec votre isolant. La boîte est à présent parfaitement isolée !

A noter : faites attention à prendre en compte le châssis vitré lors du dimensionnement des hauteurs des cales… Si, comme moi, votre châssis comporte un renfoncement qui rentre A L’INTERIEUR de la boîte, vos cales et bandes de contreplaqué doivent en tenir compte et être plus petites… sans quoi vous ne pourrez pas fixer votre châssis vitré sur la boîte !

Remplissage des bords avec l'isolant Remplissage des bords avec l'isolant

Pour renforcer l’isolation, j’ai rajouté un tapis isolant utilisé lorsque l’on réalise un plancher chauffant. C’est tout bonnement du papier à bulles avec une face argentée, censée retenir la chaleur. Encore une fois c’est une chute réutilisée!

Ajout de l'isolant de plancher chauffant Ajout de l'isolant de plancher chauffant

Dernière étape : les plaques métalliques. Le top du top, pour tout ce qui est métal dans cette construction c’est le cuivre. Voici un ordre d’idée des rapports entre les différentes conductivités thermiques (c’est ce qui nous intéresse : la conduction de la chaleur) pour différents métaux (plus le chiffre est grand, meilleure est la conductivité):

Matériau Conductivité en W·m-1·K-
Argent 430
1 Cuivre 348 à 390
Or 320
Aluminium 200 à 236
Platine 70
Fer 56
Acier 60
Acier doux 52

Sauf que trouver du cuivre gratuit, en récupération, commence à être très difficile. La raréfaction de ce matériau a entraîné une augmentation du cours, de plus en plus  de gens passent leur temps à en chercher pour le revendre en gros, voire à le voler. Pour mes plaques, n’ayant pas eu de cuivre, j’ai utilisé ce que j’avais sous la main : des grandes plaques (2 mm d’épaisseur) en acier galvanisé. Après décapage, je les ai peintes en noir (meilleure rétention de la chaleur). Il ne reste qu’à les fixer sur le double-fond précédemment mis, l’idéal étant d’avoir le plus de surface couverte par les plaques à l’intérieur du panneau.

Test avec les plaques d'acier galvanisé Les plaques peintes en noir Gros plan de l'intérieu

Le système de tuyau.

Bon ! On a une boîte bien isolée et prête à recevoir nos tuyaux. Là, j’ai eu plus de chance ! Un voisin nous a donné ses vieux radiateurs, qu’il a fallu désosser pour récupérer les tuyaux de cuivre. Et là bonne surprise, tous les tuyaux possédaient des ailettes métalliques pour aider la diffusion de la chaleur, décuplant ainsi la conductivité thermique du cuivre. Pour nous ça fonctionnera dans l’autre sens, les ailettes aideront à mieux capter la chaleur.

Il vous faut savoir que votre panneau, dans sa version la plus simple, fonctionnera avec un principe appelé « thermosiphon ». On utilise la propriété de l’eau (et de beaucoup de liquides ou de gaz) à s’élever dans son milieu lorsqu’elle se réchauffe. Du coup, la circulation à l’intérieur des tuyaux du panneau se fera toute seule, en fonction de la chaleur ! Cela implique que l’entrée d’eau froide doit être au point bas du panneau et la sortie d’eau chaude au point haut. Ainsi l’eau en se chauffant montera progressivement vers la sortie du panneau. La dépression ainsi créée attirera l’eau froide à l’entrée du circuit qui se réchauffera, et ainsi de suite…

A noter : s’assurer que vous êtes en circuit complètement fermé et sans air. Si une bulle d’air est coincée, cela ne fonctionnera pas. Une astuce pour amorcer le système consiste à utilise une pompe (manuelle ou électrique) pour être sûr qu’on ne tourne qu’avec de l’eau.

Récup’ oblige, je n’ai pas choisi le diamètre des tuyaux, mais j’ai eu de la chance car c’était à peu près ce que je souhaitais : environ 15mm. Voici un schéma rapide du réseau de tuyau que j’ai choisi :

Schéma des tuyaux de cuivre

Après, c’est une question de plomberie ! Il vous faut des raccords droits, des T, et de quoi souder. Vous devez également bien faire attention au passage que vous percerez pour votre entrée et votre sortie d’eau. Il sera peut-être nécessaire de calfeutrer les trous pour éviter de faire un pont thermique dans votre belle isolation. Enfin il ne vous reste qu’à fixer le système de tuyau sur les plaques, avec des attaches métalliques standard. Arrangez-vous pour visser dans les renforts horizontaux et verticaux de la boîte. La solidité de l’ensemble n’en sera que meilleure!

Positionnement des tuyaux de cuivre Soudure des tuyaux Positionnement des tuyaux de cuivre Soudure des tuyaux

Et voilà ! A vous de choisir maintenant comment vous l’orienterez face au soleil (manuel, ou tracker électrique, on en reparlera bientôt). Quelques améliorations possibles auxquelles j’ai pensé :

  • Vase d’expansion : pour parer à l’hiver et aux gelées… Sans ça, la tuyauterie du panneau risque d’exploser !
  • Fluide caloporteur : grosse modification qui viserait à utiliser un fluide caloporteur à meilleur rendement que l’eau pour chauffer ensuite l’eau à l’aide d’un échangeur thermique.
  • Utiliser du métal de récupération même pour le cadre : permet de réduire les dimensions du cadre…

Si vous pensez à autre chose, n’hésitez pas !

Et voilà c’est fini ! Pas trop compliqué hein? Je sais que certains d’entre vous pourront s’étonner sur le manque de « crédit écologique » de certains matériaux utilisés dans cette construction. Pour compléter cet article, sachez que nous n’avons acheté que les raccords cuivre pour la tuyauterie… Tout le reste est de la récupération ! C’est là-dessus que nous avons voulu mettre l’accent. Pour ma part, je pense que la réponse à la question suivante est compliquée :

Mieux vaut acheter neuf mais écologique ou utiliser des matériaux de récupération (qui auraient dans la plupart des cas été perdus) peu ou pas écologique?

Dans notre cas, la récupération me paraît être la meilleure solution. Qu’en pensez-vous ?

Fixation

++ Cliquez pour télécharger la fiche savoir au format PDF

Le cadre et les cales

36 Commentaires

  1. Nicolas
    2 octobre 2013

    Bonjour Fabien,
    Ce que vous proposez est une solution éprouvée et qui fonctionne… Cependant avec un rendement moindre. Si vous envisagez d’utiliser votre capteur comme un appoint ou un préchauffage, alors vous pouvez vous le permettre. Sinon, vous allez à mon avis au devant de problèmes quant à la température de sortie de votre ou vos capteur(s)…

  2. Nicolas
    2 octobre 2013

    Merci beaucoup Machaon pour ces précieuses informations !!

  3. Fabien
    1 octobre 2013

    Bonjour, tres intéressant !!
    Et si on achetait tout simplement quelques radiateurs peu cher, peint en noir posé dans la boite ?
    Au plaisir de vous lire
    Fabien

  4. machaon
    23 août 2013

    bonjour , bravo pour la fiche.
    etant en autonomie (eau, elec, ecs, chauffage ,potager…) depuis 3ans et construit aussi des capteurs thermique,voici qqs remarques:
    Liquide caloporteur pour les ballons à echangeurs (autoconstruit), utiliser du liquide de refroidissement voiture MONO PROPYLEN GYCOL (pas du monoethylene glycol qui est toxique) ,disponible dans certaines grande surface auto (8€/5L)
    circulateur 12/24V 8/30W Laing super qualité 135€ livré en fouinant bien (eviter les boutiques ecolo-arnaque à 300€ et +)quand le thermosiphon n’est pas possible
    voila
    vive l’autonomie autoconstruite

  5. laure
    18 août 2013

    Bonjour,

    Je suis interessée par votre panneau solaire. Je souhaite en construire un. Comment fixez-vous la plaque d’acier galvanisé?

    Merci d’avance

  6. Fab
    17 août 2013

    Salut,
    Fais attention a la laine de roche, en fonction de ta température cible certaines peuvent partir en fumée…

    FAUX laine de verre ou laine de roche non surfacées (sans pare vapeur ou autre) sont ininflammables….
    La laine de roche résiste mieux à l’humidité par contre :)

  7. Gilet Jacques
    26 juillet 2013

    Bonjour et bravo Nico,
    Il y a environ 5 ans j’ai réalisé un essais avec un radiateur de clim de voiture(récup) dans un caisson vitré(résultat assez concluant mais évidemment trop petit).
    Aujourd’hui je suis en retraite et j’ai quelques questions à vous poser.
    -Peut-on faire passer l’eau du réseau directement dans le panneau solaire(fab artisanal)vers un ballon(récup) en amont du ballon ECS existant?
    Précision: L’alimentation du panneau se fera en parallèle(et non en série) avec le ballon amont, avec un passage prioritaire (diamètre des tuyaux plus gros) vers le panneau,de sorte à obliger une partie de l’eau à passer par le panneau et ainsi de circuler lorsqu’il n,y a pas de tirage d’eau chaude sanitaire.
    But du système: de préchauffer l’eau avant d’entrée dans ballon ECS (gain de chauffe).
    -Peut-on utiliser des doubles vitrages (récup)pour couvrir le ou les caissons?
    -Ne serai-t-il pas préférable,de mettre la tôle noire absorbante,plutôt au dessus que dessous les tuyaux dans le caisson, c’est à dire entre la vitre et les tuyaux?

    Merci

  8. Nicolas Bonniot
    10 avril 2013

    Bonjour,
    Il y a beaucoup plus de paramètres que ça à prendre en compte. Quelle longueur de raccord entre votre ballon et votre panneau? Dans quelle région géographique vous trouvez-vous? Quelle orientation du panneau? Comme prévoyez-vous de le construire? Combien d’occupants dans votre logement? Quelle température cible?

    Je vous conseille de vous procurer un livre sur le sujet, certains traitent de l’auto-construction d’un panneau également.

  9. summers
    10 avril 2013

    je possede un ballon de 80 l eau sanitaire que je voudrais chauffer par un panneau solaire.Faire un caisson comme explique avec 10 metres de tube cuivre de diam 12 en serpentin.cela pourrais t il fonctionner?je n ai besoin d el eau chaude que le soir ou fin apm.
    merci

  10. Nicolas
    16 juillet 2011

    Bonjour,
    C’est tout à fait possible ! Nous avons publié il y a peu un dossier énergie dans la revue « habitat naturel » N°39 qui traite justement de ce principe.

    Je vous encourage à tenter l’expérience : comptez un ratio d’environ 0,6 fois la puissance de chauffe afin de savoir quelle puissance votre capteur sera en mesure de délivrer (ex : pour un radiateur acier de 1000 W, un capteur avec ce radiateur produira 600W).

    Tenez-nous au courant !

  11. alain
    15 juillet 2011

    bonjour
    Ne peut on mettre un ou plusieurs radiateur simple parroie en acier au lieu de serpentin en cuivre?

  12. radic
    5 juin 2011

    salut nicolas je voulais juste te dire de ne pas oublier la soupape de securiter!!! elle et super importante de plus j’ai bien regarder ton instal qui et pas mal d’ailleur !!!! mais a tu penser a l’equilibrage!! car sinon ton panneau va fonctionner sur 3/4 de sa surfface sans que tu puisse le voir. enfin si tu veus en savoir plus n’hesite pas a me posser des question salut y…

  13. mekhanet.rachid
    1 décembre 2010

    bj je suis entrain de fabrique un chauffe eau solaire avec une tole galvanisee puis une couche fine de polyrethane avec un film de papier galva puis le serpentain en cuivre

  14. Alain
    15 septembre 2010

    Bonjour Nicolas

    J’habite à Beauport tout près de la ville de Québec. J’ai réalisé un système de positionnement (tracker), pouvant bouger dans l’axe est/ouest seulement. Comme je désire utiliser mon chauffe eau pour piscine uniquement pour les mois de mi-mai à mi septembre, l’axe nord/sud a été fixée à une position moyenne d’environ 45 degrés.

    Du point de vue mécanique la plateforme du tracker peu supporter et faire bouger une masse d’environ 100kg. Si le panneau solaire requis pour mon besoin de chauffe eau est trop volumineux par rapport au poids que peu supporter mon tracker, je pourrais me contenter d’une élévation de température de 2 degrés C sur une période d’ensoleillement d’environ 2 jours.

    Cet été j’ai construit un panneau solaire rudimentaire. J’ai enroulé de façon concentrique (en spirale) environ 20 mètres de tuyau de cuivre peint en noir (diamètre 127 cm), et placé le tout dans une boite bien isolée de 1 mètre carré de surface. J’ai refermé cette boite avec une vitre situé à environ 5 cm de distance par rapport à la surface de tuyau. En condition optimum, j’ai obtenu un certain rendement. L’eau qui sortait de mon capteur avait augmenté d’environ 2 degrés C par rapport à ce qui entrait. Cependant pour le volume d’eau de ma piscine (30 000 litres), ça ne change pas de façon appréciable la température de l’eau après une journée d’ensoleillement.

    Je désire construire un capteur solaire comme le vôtre. Mais je me demande toujours la dimension qu’il doit avoir. Nombre de dérivation (tuyau), et leur diamètre. Pour soulager le poids de mon installation je pourrais peu être utilisé des tuyaux de corlon (plastique noir). Cependant ces derniers supporteront ils la haute température à l’intérieur de ma boîte isolée recouverte d’une vitre?

    Merci pour vos précieux conseils

    Alain

  15. Nicolas
    15 septembre 2010

    Bonjour Alain,
    C’est un super projet ! J’ai une question ou deux : quel type de tracker comptez-vous utiliser? 1 axe, 2 axes…? Par ailleurs, les panneaux faits « maison » sont souvent plus lourds que les panneaux industriels (et pour cause, car on utilise souvent du matériel de récupération pour le faire). Vous avez un tracker qui supportera ce poids?

    Malheureusement, je ne peux pas répondre à votre question… Nous sommes partis avant la mise en route du panneau. En revanche, ce que voulez se calcule : il vous faut le cubage de votre piscine et le coefficient d’ensoleillement de votre belle région (vous êtes où au Québec?). Après il faudra prendre un rendement moyen cible pour le panneau et calculer la surface de celui-ci… A vue de nez, ce sera une belle bête car vous avez beaucoup d’eau à chauffer et vous voulez un gros écart de température sur cette masse d’eau. D’où ma question sur le tracker… Vous comptez le faire comment?

    PS : je n’ai malheureusement pas le temps de vous aider plus ces jours-ci. Tenez-nous au courant, dès que j’ai un moment je reviendrai vers vous si vous en êtes toujours à dimensionner votre panneau. Comme je le mets dans l’article, vous avez une piste ici. Bon courage et à bientôt!

  16. Alain
    11 septembre 2010

    Bonjour Nicolas

    Je désire construire un panneau solaire tel que décrit sur votre site internet.

    Je désire l’utiliser pour chauffer l’eau de ma piscine hors terre (diamètre de 18 pieds par 5 pieds de hauteur).

    Je me demande quelle surface doit avoir mon panneau pour obtenir un certai rendement (augmentation de la température de l’eau d’au moins 5 degrés Celcius). Je vais doter mon instalation d’un suiveur solaire (tracker)

    Pouvez vous me dire la différence de température qu’il y a entre la température de l’eau qui entre dans votre panneau et celle qui en sort (par beau temps).

    Gros Merci

    Alain (Québec, Canada)

  17. ould benzaza habib
    11 mai 2010

    Je suis un jeune Algérien désir investir dans la construction des panneaux solaire souhaite avoir une aide technique pour la réussite de mon projet et merci d’avance.

  18. ould benzaza habib
    11 mai 2010

    Je suis un ALGÉRIEN qui désir investir dans la construction des panneaux solaire souhaite avoir des informations sur cette nouvelle technologie et merci d’avance.

  19. Nicolas
    22 mars 2010

    Salut Christophe,
    C’est vrai que la récupération est au coeur des projets qu’on essaie de faire, tant pour l’aspect « écologique » que pour l’aspect financier. Concernant le fluide caloporteur, c’est vrai que si on regarde du côté des pompes à chaleurs (que notre panneau rejoindrait dans le principe si on utilisait ce procédé) les premiers étaient une catastrophe. Depuis, ces fluides très nocifs pour l’effet de serre notamment ont été interdits, et on a accès aujourd’hui à « mieux ». Dans quelle mesure, je ne sais pas bien… Ce qui est sur, c’est que les gens dans la moitié sud de la France notamment n’auraient pas besoin de ça car l’eau est largement suffisante pour convoyer les calories.

    A plus tard !

  20. christophe
    18 mars 2010

    salut Nico

    j’ai lu ta fiche de savoir faire qui est vraiment superbe encore une fois bravo, l’idée de récipéré est bonne (écologique) seulement dans ce que tu envisage pour utiliser un fluide caloporteur je ne trouve pas cela terrible( risque en cas de fuite au long terme donc effet de serre dans l’atmosphère,et de part la conception de tous ces gaz hydrocarbures) la c’est pas terrible.enfin je vois qu’il y a du monde pour préserver notre bonne « dame nature » yes.

  21. Nicolas
    5 mars 2010

    @ liliane : merci de votre compliment… C’est effectivement le but. Au-delà de ça, je pense vraiment passer du temps en France dans des déchetteries/décharges, car avec du bon matériel de bricolage, on peut vraiment faire beaucoup de choses avec rien. Tenez-nous au courant de votre réalisation !

    @ Gilles : quel type de tuile? mécaniques, plates ou canal? D’après ce que je sais (mais je n’ai jamais testé) pour les tuiles canal et mécaniques il existe des étriers de fixations. Pour les tuiles plates, je pense qu’on doit passer par des goujons ou une armature, mais il faudra certainement percer… A prendre avec des pincettes, je n’ai pas encore eu l’occasion d’en poser un sur le toit (celui de l’article est positionné sur un support au sol).

    @ Aguilera : je n’ai pas trop compris ce que vous cherchez à faire… Vous pouvez donner plus de détails?

  22. de gussem liliane
    4 mars 2010

    ce que j’ai le plus aimé dans cette construction est le fait d’utiliser du materiel pour lui donner une deuxième vie au lieu de tout envoyer à la poubelle
    bon maintenant il faudrait que je trouve des bonnes volontés pour mettre ce projet ici dans le Limousin (Le Dora) en France
    bravo pour votre ingeniosité

  23. COLONEL-BERTRAND gilles
    4 mars 2010

    Bonjour Nicolas. Etant moi-même bricoleur je vais très certainement construire un panneau . Ma question est: quels moyens de fixation utiliser pour un toit en tuile. Merci de ta réponse.

  24. aguilera
    4 mars 2010

    bonjour ,je voudrais mettre des panneaux a mes poissons rouges esque ses possibles et comment faire pour le construire ses pour lhiver et l’ete pompe a eau merci de votre reponse

  25. Nicolas
    6 février 2010

    Bonjour,
    Je ne suis pas trop d’accord avec vous (mais ce n’est que mon avis ! :)):

    – la capacité de chauffage d’un panneau est directement proportionnelle au couple longueur tuyau/diamètre dans le caisson. Pour 4 personnes avec une consommation classique, on arrive à un beau panneau déjà… Si on devait l’incurver, je pense que ce serait trop encombrant, beaucoup plus compliqué à réaliser pour un gain pas forcément évident et cela rendrait le positionnement sur un toit quasi-impossible (alors que la plupart des panneaux y sont).
    – Le fonctionnement repose en grande partie sur la conductivité thermique du cuivre. Je ne pense pas que le gain en terme de rayonnement (dus aux rayonnements multiples si on l’incurve) se répercute en termes de chauffage de l’eau. Je veux dire par là qu’un panneau plat, bien dimensionné peut facilement atteindre les 100° par un jour de beau soleil… Au-delà, l’eau doit commencer à bouillir… Je dois dire que je ne sais pas ce qu’il se passe où ce qu’on doit faire dans ces cas-là (mais je vais chercher et je vous tiendrais au courant).

    En revanche, votre idée est bonne pour faire de la vapeur : c’est le principe des « cylindro-paraboliques », qui sont en fait des cylindres coupés en 2 dans le sens de la longueur, avec un profil de parabole. Résultat, le « point chaud » d’une parabole (par exemple un cuiseur solaire) devient « une ligne chaude ». Si on fait passer un tuyau de cuivre qui contient de l’eau, on doit pouvoir récupérer de la vapeur au bout. Et peut-être faire tourner un moteur Stierling… C’est un des projets que j’aimerai mener à bien pour valider le concept… Affaire à suivre !!

  26. KWANI
    4 février 2010

    D APRES MOI IL SERAI PEUT ETRE JUDICIEUX D INCURVER LE CAISSON COMME UN TONNEAU COUPE EN DEUX DANS LA LONGUEUR DE LE CAPITONNER D UNE MATIERE REFFRACTANT LE RAYONNEMENT SUR LES LAMELLES PEINTES EN NOIR. pas mal non?

  27. Nicolas
    19 décembre 2009

    Bonjour Olivier,
    En fait l’isolant capitonné est en-dessous des plaques d’acier galvanisé peintes en noir… Car tu as raison, le noir c’est mieux. Tu peux le voir sur cette photo ou sur cette photo.

    Si tu veux voir plus en détail, je te conseille la maquette numérique que j’ai faite (dans l’article, il faut juste installer le viewer qui ressemble à un player flash). Elle est loin d’être parfaite, mais on peut manipuler l’objet, cacher des couches… Ca aide pour la conception.

    Et vive la récup !

  28. Olivier from verdub
    18 décembre 2009

    Bonjour,
    Tu as capitonné ta boite avec de l’isolant réfléchissant, je me pose la question de savoir si c’est pas plus efficace peint en noir ?
    Sinon, 100% d’accord avec toi sur la recup, j’irai meme encore plus loin : Green-business is still Business !

  29. Nicolas
    12 novembre 2009

    Tout à fait Yann a parfaitement raison. Cela nous a été démontré durant le stage éolienne que l’on a suivi (voir le compte-rendu ici).
    Une des raisons vient du fait du couple très important nécessaire pour faire tourner l’alternateur et une autre du rendement de ces derniers qui est très faible comparé aux moteurs à aimants permanents (néodymes, comme celui que l’on a réalisé durant le stage).

    merci Yann de la précision !

  30. Yann
    11 novembre 2009

    Petit rappel du stage eolienne : faire une eolienne avec un alternateur de voiture est une FBI (Fausse Bonne Idée).
    Vois pour un stage eolienne hugues piggot (voir tripalium) c’est bien pour ton eolienne.

    Yann.

  31. Nicolas
    7 novembre 2009

    Salut,
    Fais attention a la laine de roche, en fonction de ta temperature cible certaines peuvent partir en fumee…
    Ca a lair dun beau projet en tout cas… La comme ca cest un peu vague pour taider plus en detail mais si tu as dautres auestions et que tu penses que je peux tapporter une lumiere nhesite pas cve sera avec plaisir.

    Tupourras me faire un retour quand tu auras vu ton beauf charpentier?

    Merci beaucoup

    Nicolas

  32. Stellane
    6 novembre 2009

    Salut Nicolas.
    Merci pour la rapidité de ta réponse.
    En fait pour mon panneau, je pense utiliser de l’ardoise de toiture la plus fine possible (question poids).J’ai un beauf qui bosse dans la charpente et j’espère le voir ce week-end. Je lui demanderais pour les différents modes de fixation mais je pense à du silicone haute température, une à deux vis par ardoise et des crochets pour les tuyaux. Les ardoises directement posées sur une laine de roche (assée rigide, spéciale cheminée)avec des cales (pour garder l’épaisseur), le tout fixé sur une plaque de contreplaqué dans un caisson.
    Le but est de chauffer une serre que j’ai en projet de construction. Je pense donc utiliser une pompe d’aquarium pour faire circuler l’eau soit dans un radiateur en fonte, ou bien dans un serpentin enterré dans la terre (mais il y a des inconvénients pour le bêchage)ou alors, encore pire, via un radiateur de voiture et son ventilateur alimenté par une baterie 12V, elle même alimentée par un alternateur transformé en éolienne. Autant dire que c’est pas gagné!!!
    Merci de m’aider si vous le pouvez.
    A bientôt.

  33. Nicolas
    5 novembre 2009

    Merci pour le bravo !
    Si tu as de l’ardoise, c’est un très bon matériau pour capter la chaleur. Juste quelques petites questions :
    - Quelle épaisseur pense-tu mettre? Assez épais serait l’idéal (notamment pour des raisons d’inertie thermique, donc de restitution de la chaleur même si un petit nuage passe devant le soleil) cependant l’ardoise c’est lourd, et cassant. Donc attention à la manutention du panneau après la construction.
    - Comment penses-tu fixer tes ardoises? Comme sur un toit? je ne sais pas si c’est possible de percer correctement dans un ardoise pour la fixer avec des vis… Donc ca m’intéresse de savoir comment tu vas faire.
    Si tu mets ton circuit sous pression avec une pompe, je pense qu’il te faudra inévitablement un vase d’expansion pour parer aux fluctuations de densité du liquide en fonction de la température extérieure. Je pense que les tuyaux en caoutchouc ne sont pas le top niveau conductivité thermique, mais si les as, autant les utiliser ! Si ils sont noir, c’est déjà ça de pris..

    En tout cas, bon courage et tiens-nous au courant de ta réalisation !

    A bientôt,

  34. Stellane
    4 novembre 2009

    Bravo pour cette réalisation.
    Je pense en fabriquer un aussi, mais je pensais utiliser de l’ardoise fine pour couvrir le fond du panneau, des tuyaux en caoutchouc de chalumeau ainsi qu’une petite pompe d’aquarium pour la circulation de l’eau. Est-ce bien pour la conductivitée thermique?
    A bientôt

  35. florence Bellagamba
    24 septembre 2009

    Quel génie ce Nico quand même !!!Félicitations et en plus, très bonnes explications ! Maintenant, à nous de faire !
    Bisous

Laisser une réponse