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Potager biologique et agencement en permaculture de notre maison

Nous venons de démarrer notre potager biologique ! Des légumes, des herbes aromatiques, quelques fruits (baies), tout est réuni pour le début de notre indépendance alimentaire (chaque chose en son temps …). De quoi se compose notre jardin, comment avons-nous agencé notre espace ?
Cela fait plus d’un an que je n’ai pas pris ma plume virtuelle pour vous conter nos aventures. Comme vous le disait Nicolas, en ville, nous avons tant bien que mal vécu à notre façon (écologique…) mais c’est très difficile et nous n’avions rien de passionnant à vous raconter. Notre projet s’est stoppé pour repartir de plus belle depuis notre emménagement dans la superbe maison, en Périgord Noir, où nous sommes depuis le mois d’avril. Par ailleurs, comme vous l’avez compris, je mûrissais tendrement et avec attention un autre projet, le plus beau de notre vie : la naissance de notre fille.
Nous voici tous les trois dans une grande et belle maison, avec un terrain, sur lequel nous ne pensons pas semer beaucoup de fleurs d’apparat (sauf pour les abeilles) mais plutôt des choses comestibles. A quoi bon jardiner si ce n’est pour récolter et déguster un peu du fruit de son labeur ?

Un écosystème équilibré et naturel

Dans n’importe quel écosystème et en particulier dans le jardin, il est important de laisser de la place pour toutes les formes de vie. Il faut trouver l’équilibre, la juste dose qui convient pour que nos activités humaines n’empiètent pas de manière démesurée sur l’espace de vie de la faune et de la flore.
Chez nous, la maison (nous ne sommes que locataires, c’est un détail important) est construite en flan de colline. Elle a probablement engendré de gros travaux de terrassement… N’ayant pas été habitée pendant plus d’un an avant notre arrivée, on voit que la nature a repris ses droits. C’est une bonne chose, à certains égards, puisque nous pouvons voir les zones fertiles (celle où les herbes sauvages croissent avec bonheur), les zones rocailleuses, celles très riches (où les orties poussent à volonté) et les parties boisées qui sont plutôt nues au sol (tapissées de feuilles et d’humus). D’un autre côté, nous sommes ENVAHIS de fourmis noires et de jolies petites araignées dans la maison.
Nous avons délimité des zones, pour que tout le monde soit à son aise:
  • De la « pampa », où nous laissons la nature s’exprimer à son gré. Les herbes et feuilles sauvages, dont certaines sont comestibles (je vais beaucoup m’informer à ce sujet dans les prochains mois) peuvent pousser sans entraves. Il y a des pissenlits (on a fait des salades et du sirop!), des orties (on a fait des cakes et de la soupe, bientôt du purin), de la mélisse, de la sauge et des milliers de petits plans de fraises des bois qui tapissent le sol de partout ! J’espère qu’elles pousseront ! On a cuisiné quelques douceurs grâce au merveilleux livre « Orties et Pissenlits » d’Anne Bruner, un vrai délice pour les yeux et pour la bouche …
  • Des zones de passage et de jeu pour Nina et nous. Nous allons accentuer les chemins qui se sont créés naturellement, au fil des passages des anciens habitants. Comme le terrain est entièrement en dénivelé, nous allons construire des petits escaliers dans la terre prochainement et probablement mettre un peu de BRF (bois raméal fragmenté) au sol, là où nous aimerions passer régulièrement. Il y a une zone qui sert de parking, recouverte de sable et de graviers, qui nous servira de terrain de boule improvisé ;o) Une petite terrasse est présente, en fait c’est un abris à bois (nous avons un poêle dans la maison) mais nous allons en construire un autre et utiliser la terrasse. Nous utilisons de vieux meubles de jardin que nous avions fabriqués en palettes à Bordeaux, c’est chouette pour le moment, mais nous prévoyons un vrai salon de jardin d’angle, toujours en palettes avec un peu de bois de construction et de vrais coussins moelleux (on vous préparera une fiche ;o) ).
  • Les zones de culture: il y en a trois principales. 
    • Face sud, autour de la maison, nous cultivons des herbes aromatiques, sur des massifs surélevés, en pierres. C’est un coin parfait pour elles ! Proches de la cuisine, je peux les voir tous les jours et aller les chercher quand j’en aurai besoin.
    • Une grande zone sur la droite de la maison, à l’est, sera le coin des tomates, des courges, courgettes et concombres. C’est une zone rocailleuse, récemment déboisée et couverte de terre. Je ne sais pas si les choses que je plante vont bien pousser car la roche est à moins de 20cms et il y a un dense réseau de racines… On verra.
    • Une zone à l’ouest, un massif tout prêt qu’utilisaient les anciens locataires. La terre est bonne, amendée avec du compost ou du terreau.  Je pense que j’aurai du succès à cet endroit.
Le jardin côté terrasse Le coin des courges, courgettes, tomates Le coin de l'aromathérapie !

Un potager biologique

Notre potager sera totalement exempt de produits chimiques, bien entendu :o )
J’ai planté des graines bio, que j’avais récupéré à Bordeaux. Avec une amie, nous avons passé une commande chez Biau Germe, pour compléter notre collection. Les graines bios ne sont pas toujours faciles à trouver dans les magasins style Jardiland. Il y en a quelques unes pour leur clientèle écolo, mais c’est très limitée en variétés. Si vous aimez les variétés anciennes et originales, vous pouvez aussi commander chez Kokopeli.
Une des clés du succès d’un potager réside dans le choix judicieux des variétés et leur localisation. Bien entendu, vous n’allez pas planter en plein air un bananier si vous habitez dans une région montagneuse… La même logique s’applique à tous les végétaux. Certaines plantes aiment le soleil, d’autres un sol meuble, d’autres encore aiment les sols riches, bref il faut essayer d’agencer son potager avec soin pour bénéficier un maximum des conditions du terrain et de l’environnement. C’est cela la permaculture, et il est même recommandé de faire un plan pour y voir plus clair. Pourquoi se fatiguer à faire pousser des choses qui n’ont pas vocation à être dans tel type de sol ou d’exposition ? Bien sûr, on peut aimer les fraises, habiter dans une région froide et souhaiter en cultiver sous serre. Bien souvent, il est plus facile de travailler avec la nature et pas contre elle. Laissons les vers de terre faire leur travail et ne labourons pas le sol trop profond. Ne luttons pas de manière compulsive contre les mauvaises herbes, mais paillons plutôt pour ne pas laisser la terre nue et conserver l’humidité.
Les framboisiers
Avec l’aide d’une amie fine connaisseuse en potagers dans la région, nous avons déterminé quoi planter et comment. J’apprécie de l’aide, car mine de rien à part notre cours bordelaise de 8m2 (où nous avons quand même produit 15kgs de tomates, des cornichons, des poivrons et des herbes) nous ne sommes pas très expérimentés. Pendant notre voyage, nous avons découvert la permaculture ( voir article ici et ici) et appris beaucoup de théorie, appliquée avec nos hôtes, mais jamais vraiment démarré un grand potager. Vous allez suivre nos balbutiements !
Cette année, nous sommes absents au mois de juillet, c’est ballot pour le jardin… Des amis vont s’en occuper et venir vivre un moment chez nous pendant ce temps, mais les légumes devront attendre notre retour.
Nous avons/allons planter : Des carottes, des betteraves, des haricots (jaunes et rouges), des poireaux, des courgettes, des courges (4 sortes différentes), des concombres, des tomates (2 sortes), des tomates cerises, des radis, des salades (3 sortes), de la rhubarbe, des navets, des céleris raves, des framboisiers et des herbes. Je suis très impatiente de voir pousser toutes ces choses, je regarde tous les jours les plans et croise les doigts dès que le soleil se pointe (ce qui est rare en ce moment). Nous n’avons pas eu le temps de faire une serre, les plans sont en pension complète dans notre cuisine, ça prend de la place … Dès que j’ai un moment, je vais construire un châssis froid et une mini serre !!!
Vous allez rire, mais depuis que nous avons emménagé, un livre nous a vraiment beaucoup rendu service. Le titre peut faire sourire, en attendant nous sommes bien contents d’y avoir trouvé de précieux conseils : Vivre (comme) à la campagne, de Dick et James Strawbrige. C’est une version un peu plus moderne de celui de John Seymour. Disons qu’à la place d’un dessin de monsieur dégarni et en salopette trop courte, on a un jeune homme et son papa en photo pour expliquer les tours de main et les étapes de bricolage.

Les projets à venir

 
Nous avons des milliers de projets en attente dans cette grande maison…
Nous venons de terminer le compost, la construction de canapés en bois pour notre salon, un super bricolage facile et gratifiant. Le résultat est génial et économique, on vous en parle dès que j’ai terminé les finitions. Nous allons donc faire des marches dans le jardin, une petite serre, construire un abri pour le bois de chauffage (on a besoin d’à peu près 8 stères, ce n’est pas une maison passive). On aimerait faire des toilettes sèches à litière, car on a deux cabinets et on pourrait en convertir un, il faudrait construire un second compost pour ces résiduels. On n’achète plus de pain à présent, c’est moi la boulangère, du coup on se dit qu’un four à pain en terre ce serait chouette (sur une plaque pour pouvoir l’emporter quand on ira dans notre maison à nous). Cet été on fera un séchoir solaire pour déshydrater quelques fruits et légumes à conserver. Un four solaire serait chouette aussi, car le soleil cogne fort jusqu’en septembre/octobre. Il nous manque plein de meubles comme le salon de jardin, un meuble pour le bois à côté du poêle, un coffre à jouets pour Nina, une table basse et si on a un peu d’économies on fera une belle table de ferme avec du beau bois massif cet hiver ! Les projets de manquent pas, on va avoir plein de choses à raconter et partager… On attend certains d’entre vous pour venir nous rendre visite et filer un coup de main si possible ;o)

Les liens utiles et intéressants

 

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Commentaires

Bonjour, vous trouverez surement beaucoup d’idée utiles sur cette vidéo : http://www.youtube.com/watch?v=vZXQtx8JRsA&feature=youtu.be

Belle continuation et merci d’avoir partagé.

Bonjour avec ma compagne nous sommes sur le même projet, nous venons d’acquerir une vieille bergerie dans les Hautes Pyrenees nous visons l’autonomie quasi totale mais pas l’autarcie … J’ai lu « vivre ( comme ) a la campagne qui est tres interessant et en cadeau pour Noel nous avons recu « un potager pour nourrir ma famille  » de Robert Elger ca a l’air tres complet mais nous n’avons pas encore eu la chance de mettre en pratique. Bon courage pour la suite, merci pour les infos . Salutation !! Et vivement le prochain article

@Alcidejet : merci pour ce lien ! C’est effectivement en droite ligne de la permaculture… Qui d’ailleurs n’est qu’un mot pour qualifier beaucoup de bon sens repris dans diverses méthodes. En tout cas merci de nous le montrer !

@Jonathan : quel beau projet ! Et toi et ta compagne, vous faites quoi dans les Pyrénées? La bergerie est-elle à rénover également? En tout cas, C’est une super idée et qui devrait vous apporter beaucoup de bonheur. Je ne connais pas « Un potager pour nourrir ma famille », mais je pense qu’on va regarder de ce côté très vite ;) .

A bientôt !

il existe aussi ce site pour découvrir la permaculture et acquérir des livres à son sujet :
http://sites.google.com/site/traductioneditionpermaculture

Signé : un collègue du Périgord !

Pour l’instant nous sommes sur Toulouse, je travaille pour gagner de quoi faire avancer notre projet et ma compagne s’occupe de notre petit garçon. Effectivement la grange est a retaper. On a choisi les Pyrénées sur un coup de foudre on n’était pas arrêté sur un secteur mais plutôt sur un coup de coeur et l’investissement était plus proche de notre ( petit ) budget. Pour votre potager avez vous choisi des espèces anciennes ??? Car celle qu’on trouve dans le commerce sont « bridé » et pour des bon conseils les Papis et Mamies sont une bonne source d’infos !!! A bientôt

Merci Jonathan pour ton retour. Nous avons un mix : des espèces anciennes (via Kokopelli) et des nouvelles.

Bonjour et nos souhaits de bonne installation ! si vous désirez devenir propriétaires avec l’aide de vos parents ou grands parents voici un tuyau utile:
Le Crédit Foncier octroie une somme en « prêt viager hypothécaire » à partir de 65 ans. Elle est modique à cet âge, et de plus en plus importante si de + en + âgé (quasi l’équivalent de la valeur du bien après 80 ans). Le bien des « vieux » est hypothéqué, ils en restent propriétaires et le CF récupère la somme + les intérêts à leur décès, sur la succession. Des propriétaires âgés peuvent ainsi soit donner cette somme à leurs enfants pour les aider à réaliser de suite un projet, soit en profiter eux-mêmes(pour compléter leur retraite,voyager,faire une rénovation etc)

Bonjour et un grand merci pour ces informations très utiles… Nous n’étions pas au courant. C’est effectivement une manière élégante d’éviter autant que faire se peut le sacro-saint crédit direct.
Merci !

Merci pour ces beaux partages !
Nous démarrons, avec mon compagnon, un projet en habitat léger et autonomie alimentaire le + possible…
Alors à bientôt de vos nouvelles !

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